vendredi 19 janvier 2018

Éphémère beauté


Un soleil pour bronzer l'éphémère beauté des mères à la mer et des filles de l'été, un soleil pour nous brûler, un soleil.
Une lune pour reposer l'éphémère beauté des mères à la mer et des filles de l'été, une lune pour nous bercer, une lune.
Des fleurs pour couronner l'éphémère beauté des mères à la mer et des filles de l'été, des fleurs pour se quitter, des fleurs.
Des larmes pour oublier l'éphémère beauté des mères à l’amère et des filles de l'été, des larmes pour nous laver, des larmes.
Une femme et ne plus jamais regretter le soleil, la lune, les fleurs et l'été, une femme pour exister tout au long des années..

Ouvrez le ban! Le banc du jour

mardi 16 janvier 2018

Crève-coeur

Mémo d'avant, mes mots d'alors (36)

J'étais ce jeune homme qui écrivait des textes et des chansons..

Elle chante au long des murs, sous ma fenêtre et dans le vent,
Elle chante ses chimères aux couleurs d'antan,
Elle chante sous les arbres, sur les feuilles, dans les rues du temps d'avant.
Elle chante bien plus fort que l'oiseau, plus clair que le ruisseau.

Bien plus long que tous ces jours qui viennent se perdre sombres, inutiles, écartelés de milles petites choses remplissant ma vie au point de la vider tout à fait, tous ces jours qui se retrouvent réunis, trop simples, trop semblables dans le royaume de mon ennui.

Elle chante sans se lasser, elle est l'agitation du jour,
Elle chante le silence portant les murmures la nuit,
Elle chante en toute chose, dans le vacarme des machines,
Elle chante dans les étreintes aux froissements roses
Elle chante quand je parle, quand on me parle,
Elle chante dans ma voix, derrière chaque parole, comme une éternité.

Elle est ma blessure, ma tristesse, ma détresse, ma douleur, et chante comme j'ai pleuré, infiniment, sans s'arrêter, dessus mon toit, sous les mots, dans mes larmes, et chante mes vaines illusions, mes désirs enflammés de flammes mouillées qui s'allument, se consument et s'éteignent en un instant, flammes sans chaleur, flammes tremblantes et fragiles, flammes et puis cendres éparpillées aux vents..

Dans les jours noirs, jours cafard, son souffle se transforme en ouragan et je suis peur, je suis malheur quand elle déferle en crève-coeur, mais je savoure chaque accalmie quand  doucement et sans pudeur..

Elle chante dans mon coeur.



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